La Gazette de Kheops 2006

Introduction.
Presque 2 ans d'absence. Il nous a été difficile pendant cette période de continuer à vous abreuver de nos aventures. Nos navigations, et les difficultés de connections sans être branché au bout d'un fil. La complexité de rentrer un texte dans le blog, et surtout celle d'y inserer des photos nous ont empêchés de vous rejoindre.
Nous reprenons de recit là ou nous l'avions quitté. Et c'est reparti vers de nouvelles aventures maritimes.
On vous amenera avec nos hôtes découvrir des sîtes de rêve, des criques, des îles toutes proches de la Siciles.
Embarque!
La Gazette de Kheops
Croisière 2006
Demain c'est le 1er Avril…Hé oui déjà! Ce n'est pas une blague…P… que le temps passe vite, déjà 3 mois que nous sommes revenus, et depuis on ne s'est pas arrêté de bosser sur K. Nos copains rigolent de nous, ne nous voyant plus pendant la journée, ils se demandent qu'est ce qu'on fait. Ils ne comprennent pas très bien notre problème. Le cockpit de K. est rempli de planches, d'inox, de bidons d'huiles, et ça ne s'améliore pas. Et dans 10 jours il faut qu'on navigue!!!
Nous avons récupéré "Kéké" le petit Kheops, notre annexe, il était au garage, chez un réparateur, car t'en souvient tu, il avait été crevé à Malte, réparé sommairement, il fallait lui faire une réparation de pro. Yacine, le spécialiste, est venu chercher "Kéké" au mois de novembre, et il nous l'a ramené, tout beau, tout réparé.
Il nous fallait le récupérer, car nous allons être amenés à faire une virée sur l'île de Lampedusa. En effet le 15/4 cela fera 3 mois que nous sommes revenus de France, et il nous faut ressortir de Tunisie pour des raisons administratives. Et en même temps cela nous fera faire un petit test suite aux modifications effectuées sur K.
Nous appareillerons vers le 10 – 12 Avril, vers Lampedusa. Nous allons pouvoir apprécier du jambon, saucisson, et aussi ramener du whisky, dont nous sommes sevrés depuis longtemps.
Lampedusa, n'est pas très loin… Cannes > Calvi, petit galop d'essais.
Bien sur nous ne sommes pas vraiment prêts. Je suis en train de faire les vidanges du moteur HB. Comme c'est un 4 temps, c'est comme une voiture, il faut vidanger l'huile au moins tous les ans. Il me faut régler plusieurs autres petits problèmes sur ce moteur. J'ai aussi la vidange de Pépéreking à effectuer, c'est moins aisé.
En préambule: nous avons pus récupérer nos walkies talkies. Après moultes démarches inabouties, de nombreux coups de téléphones, c'est finalement une conversation anodine avec un douanier du port, un petit peut moins obtus que les autres, d’où est sortie la lumière…
Il m'a dicté une lettre adressée au chef de la douane de l'aéroport, lettre que j'ai imprimé.
Grâce à l'amabilité d'un ami qui possède une voiture, nous sommes allés à l'aéroport de Tunis, remettre cette lettre aux douaniers. Après une heure de palabre et de visitent de divers bureaux, j'ai pus enfin repartir avec les postes, dans un sac scellé. A notre retour à Monastir, je me suis rendu a la douane du port, le douanier à descellé le sac, a porté les appareils sur le manifeste de K. et nous voilà en possessions de ces dangereux appareils, dangereux pour la sécurité du territoire!!!
Simple non… Tu en reste baba… ça te parait un peut long mon histoire!!! Mais j'ai abrégé crois moi….
Pâques: Dimanche de Pâques.
Après une grasse matinée, une nuit de repos bien méritée, une manœuvre de remise en place sur notre emplacement avec l'aide d'un ami. Nous pouvons tranquillement buller, plus rien ne presse, on a loupé l'heure de la messe… alors… RTT… Comme ils disent les "travailleurs" en France.
Je peux m'installer devant mon pc, et vous narrer notre virée italienne. Hier soir à 19 h nous, nous mettions à quai devant la pompe à fioul du port de Monastir après une journée bien remplie.
Comme je te l'ai expliqué précédemment, il fallait qu'on sorte du territoire avant le 15/04, donc j'avais prévu le départ à partir du week end du 9/04… Mais je ne suis pas seul à décider.
Signor Météo, c'est lui qui commande…
Depuis le milieu de la semaine précédente, je guettais la bonne fenêtre (pas, par la fenêtre!) météo pour pouvoir partir sans se faire secouer de manière trop brutale.
Aller retour au cyber, afin de consulter les cartes météo pour voir l'évolution du temps. Il est prévu, que nous partions à 4: outre Mi et bibi, 2 pensionnaires de la marina, arrivent aussi en fin de visa, et m'ont demandé de les emmener pour ce périple.
Eric, un Suisse de 57 ans vit sur " Samouraï", un bateau de 10 m, sur lequel, depuis 30 ans il a pas mal bourlingué. Techniciens supérieurs dans son pays. Il prend des années sabbatiques, il à même fait l'océan Indien, et à navigué aux mêmes endroits que nous, Mombasa au Kenya, Chagos, Seychelles, puis a fait le tour de l'Afrique par Le Cap avec escales, a Durban et Capetown. Il s'est même arrêté à St Hélène chez ce bon vieux Napo…ce qui n'est pas courant.
Georges, un marseillais bon teint de 62 ans, vit sur "Cybèle". Qu'il possède depuis 14 ans il navigue en Méditerranée depuis quelques années, très hâbleur, il dit avoir tout fait: Scaphandrier professionnel – spéléologue – parachutiste – travaux sous marins – anodiseur d'aluminium – etc, etc…bien sur! Il sait tout sur tout…
Samedi je prend la décision, si ça n'évolue pas dans le mauvais sens, on partira Mardi. En attendant, une forte brise de sud nous empêche de partir vers notre destination. Mardi, Inch Allah, le vent devrait tourner au nord, d'abord pas trop fort, puis fraîchissant, virant au Nord Ouest?
Lundi matin, "Branle bas" j'appelle mon équipage à 8.30 h avec le GSM. Il faut qu'on sorte de notre place, avant que le vent de SE ne se lève trop fort. Le bateau est très enclavé, coincé par les amarres "pendilles" des autres bateaux. De plus on ne dispose pas de la longueur suffisante pour que "Kheops" puisse manœuvrer aisément.
Jean Yves, notre voisin immédiat, sur son bateau "Nirvana" grimpe sur "Keke" (notre Axe)
Il fait le petit remorqueur, pousse K. pour le mettre dans le bon axe pour sortir. C'est très juste, tous les voisins nous aident, afin qu'on ne joue pas au "bateau-tamponneur" pendilles mollie, bateaux parés. Finalement tout ce passe bien, nous allons nous amarrer devant la pompe, "prêt à partir".
Le reste de la journée, se passe à faire l'avitaillement, et à préparer le bateau. Les 2 équipiers portent leurs affaires à bord, on est paré.
Je tiens à traverser de jour, car nous allons naviguer sur une zone où il n'y a que 50 m de fond, et toutes les nuits des dizaines de pêcheurs ratissent ce secteur. Je ne tiens pas à jouer le thonidé, et nous faire prendre dans des filets.
5 h du mat. Nous tous 4 a bord, à boire le thé brûlant. Je pars avec les passeports faire notre sortie, au poste de police. La lourde machine administrative me bloque 1 h 30. Comme nous embarquons des intrus!!! Et pourquoi! Et comment! Vous faites l'autobus! Je passe sur les épisodes et les discutions.
6.45 h, nous larguons les amarres. 21 h nous mouillons de nuit, dans l'avant port de Lampedusa. Mouillage que nous connaissons par cœur. Traversée sans histoire, quelques vomissements pour s'amariner, la mer est remuante, le vent, pas au rendez vous. Le soir le vent forci, 30 n. de vent, mer de plus en plus formée, on surfe sur l'écume. Vers 20 h nous sommes à l'abri de l'île, et la mer est apaisée.
Le lendemain matin, après une nuit très ventée, mais sereine, nous sommes obligé de changer de place par les gardes côte. Il faut nous mettre à quai dans le port (C'est gratuit), afin de ne pas gêner l'évolution des ferrys qui ont besoins de plus d'espace à cause du vent. Par contre nous noircissons la coque à cause d'un gros caoutchouc noir. Posé le long du quai pour protéger les bateaux de chocs. Mes les pares bats se noircissent, et par la même, imprègnent profondément la coque. Ça va être dur à nettoyer.
Quelques autres voiliers, sont venus s'abriter, et attendent que le vent tombe, des anglais, des italiens, des Suisses et aussi 2 autres français. Ils sont amarrés sur 4 rangs au fond du port de pêche.
Achats habituels, saucissons, proscuito, whisky, parmesan, une plaque complète de petit salé, spaghettis Barilla (15 kg), enfin tout ce dont on a été privé depuis 3 mois. Visite au shipchandler local où l'on trouve pas mal de chose. Soirée a une pizzeria locale.
Le vent est toujours au nord donc il nous faut attendre qu'il soit dans le bon sens. La dernière fois que nous sommes venus sur l'île, c'était au mois d'août, c'était la haute saison estivale, bourré de monde. Les rues débordaient, les bistrots pleins, grande ambiance dans la ville. Nous étions au mouillage, beaucoup de bateaux autour de nous, donc nous ne pouvions pas descendre à terre le soir.
En cette période, malgré les fêtes de Pâques peut de touristes. Nous avons tout le loisir de muser tranquillement, de se promener dans le "Main Street" local: La "Via di Roma". La plupart des boutiques sont encore fermées, la saison touristique n'a pas encore démarrée. Certains de ces commerçants ont commencé à préparer leur toute prochaine ouverture.
Mireille désire boire un bon café italien, un vrai de vrai. On s'installe en terrasse au milieu de la jeunesse locale, garçons et filles profitent des vacances scolaires, ils plaisantent et rient en bande, une belle jeunesse bien dans sa peau, heureuse de vivre.
Je pense qu'ils doivent poursuivre leurs études en Sicile ou sur le continent, comme sur notre chère Côte d'Azur, la jeunesse dorée, roule en BM, ou en cabriolets, sinon tous ces ados, males ou femelles, se baladent en scooters, sans casque, la police est rare et bienveillante.
On profite de cette escale prolongée pour visiter toute les rues, voir les boutiques que nous n'avions pas l'habitude de trouver, on peut à loisir, observer les maisons qui sont toutes à toit terrasse. La raison, on l'a compris à force, l'île ne dispose pas suffisamment d'eau pour sa propre consommation. Un tanker livre régulièrement de l'eau aux îliens, et les toits servent à récupérer l'eau des pluies (rares), et par un conduit rempli une citerne qui se trouve sous la maison. Sous toutes les maisons il y a une citerne, on peut voir au bas de la façade un petit portillon en acier fermé par un cadenas… elle est si précieuse cette eau!!!
Comme d'habitude on attend la météo favorable, je demande aux pêcheurs, je demande au "Garda Costière", qui n'y comprennent rien, et savent juste me donner le bulletin officiel de la marine italienne, notre zone est contenue en 2 lignes… et ce n'est que pour la journée,
- Per domani? Non cé!!! Pomérige a lei quatro
- Lei! venire domani!!! Per sapere il future temporale!!!
Demain toujours demain… Hé! Bien demain, on ne sera plus là!!! On sera parti! Na!
Vendredi, le vent est enfin tombé, derniers achats le matin, avec Eric je prépare le bateau, car je veux aller au mouillage sitôt après le déjeuner.
Vers 14 h nous sortons du port, et allons nous mettre sur ancre, 2 milles plus au nord sous l'abris d'un îlot. Corvée de nettoyage des bouées de protections qui ont bien souffert. Puis bulle, demain on partira avant 6 h. Très joli mouillage dans une eau limpide à 15°.
(A Monastir elle était à 19°) Mouillage que nous connaissons bien, pour l'avoir pratiqué souvent l'été dernier, ce soir nous sommes seuls, mais au mois d'août, nous étions encerclés de petits bateaux à moteur.
On nous annonce du Sud Est, ce qui est parfait pour aller à Monastir. A 6 heures, samedi matin, lorsque nous partons, cap 280 la brise de SW se lève tout doucement, et va forcir au cours de la journée. La mer se forme, et nous voilà au près… Le SE, qui aurait été idéal, c'est transformé en SW qui nous oblige à marcher au près, c'est-à-dire presque contre le vent.
Et ça ce n'est pas l'idéal.
On marche vite, 8 nœuds, 8.5, nous sommes gîtés, c'est très inconfortable, la dérive est descendue au maximum, elle cogne, elle cogne très fort, elle bat dans la quille, c'est gênant et un peut inquiétant. Kheops passe les vagues avec aisance, le problème c'est qu'on vit sur la tranche… que je n'aime pas le près!!!
Enfin ce n'est que pour une journée, 100 milles ce n'est pas trop long sinon j'aurais fait demi tour. La carène passe bien, le bateau est malgré tout confortable.
En fin de matinée, le vent adonne doucement et passe au Sud, nous sommes maintenant au largue (travers), le vent a fraîchi, la mer est plus formée. On marche toujours à plus de 8 n. ce qui est une vitesse très honnête. Le pilote guide bien le bateau vers Monastir, enfin sur le phare des Kuriats qui nous barre la route à 10 milles de Monastir. Ce phare nous oblige à faire un détour conséquent. Situé au NE de Monastir, elle est relie à la terre par un chapelet d'îlots et de récifs, donc nous sommes obligé de faire un grand détour de 6 ou 7 milles.
15 h le phare est en vue à l'horizon, la mer de plus en plus formée, des grosses vagues nous prennent par le travers, descendre à l'intérieur, pour récupérer quelques chose à croquer est délicat, il faut se déplacer en réfléchissant à chaque mouvement, afin de ne pas valdinguer.
A l'approche de l'îlot, le fond remonte, et provoque une mer plus dure, on est obligé de prendre la barre pour éviter les embardés, on à un peut trop de génois, le bateau à tendance à lofer. (Aller vers le lit du vent)
16h30 comme nous l'avions calculé, nous sommes par le travers du phare, nous sommes maintenant à l'abri, la mer se calme, les vagues sont stoppées par les îles. J'en profite pour me rendre au pied du mat pour envoyer les pavillons adéquats. A la drisse tribord, nous avions toujours le pavillon de courtoisie Italien, remplacé par le Tunisien (ils sont très susceptibles)
De l'autre bord, il nous faut mettre le Q (jaune), pour indiquer que nous demandons la douane., le vent est maintenant enfin SE, tout arrive, juste pour nous gêner pour les manœuvres de ports. Nous pouvons modifier notre route appuyer vers le Sud, repartir au largue. On rentre du Génois, et aussi de la grand voile, sinon on à le pot dans l'eau, heureusement nous n'avons plus les grosses vagues écumantes.
I8 h, nous rentrons les voiles à l'abri sous le port, et rentrons au moteur le nez dans la plume.
Aie le moteur se met à chauffer, l'alarme se déclenche, le circuit doit être légèrement bouché, car il ne chauffe qu'à partir de 2000 t/m. Tant pis, je continue, quelques minutes plus tard, nous faisons une manœuvre ultra rapide pour se mettre de nouveau à la pompe. Sitôt l'amarre d'étrave à terre, Mimi stoppe le bourrin aussi sec!!! Il faut sauver le joint de culasse!
Passage obligatoire, police, douane, et nous voilà.
Je ne me souviens plus si je t'ai expliqué que depuis le mois de novembre dernier je dispose d'une "clé USB", ici appelée "flash disc" ou "sucette" vu sa forme…Pour ce qui ne savent pas, c'est un tout petit disque dur, qui peut être d'une très grande capacité, de la grosseur d'un petit marqueur. Je me sers (Comme tous mes compagnons du port) de cet engin pour mes relations avec vous, je le trimbale, accroché à mon cou, au cyber espace ou j'ai mes habitudes. Il me suffit de le brancher sur le pc, et je peux à loisir très rapidement transmettre mes messages, et récupérer ceux des amis. Et cela avec une étonnante facilité. De plus, je peux mettre autant de photos que je veux, car sa capacité est énorme. C'est un gros progrès pour moi, par rapport à l'époque, je me servais des petites diskets, très limités en capacité, et longues à manipuler.
Vive le "Flash Disc"!!!
Nous retournons doucement à notre vie Monastérienne, après un dimanche à buller, car le corps le demandait, après les efforts "inouïes" réalisés au cours de cette semaine.
On peut enfin déguster des bonnes "pommes de terre au lard" des pâtes charbonnera, des omelettes au lard, des œufs au bacon…hum! Quel délice!
Ici dans notre petite communauté, nous vivons un peut en autarcie, on tourne entre la marina, le port de pêche, les restaurant de la Marina, les magasins de la marina etc…Mais les tunisiens, a part les très riche, n'ont pas les moyens de venir consommer ici. Pour nous c'est très bon marché, une pizza 6 dt, un couscous à 12, ou une viande au même prix c'est très bon marché, par rapport à ce qu'on connaît.
Comme nous bossons beaucoup sur le bateau, nous sortons très peut le soir, car trop crevés.
Depuis janvier, les seules fois ou je monte en ville c'est pour le Web, et prendre des sous.
Et en vitesse. Je ne vais plus muser sur le souk, voir les poissons du marché, les montagnes de légume.
L'autre soir nos proches voisins, Jean Yves & Martine nous ont entraîné le soir en ville, au resto? Ils nous invitent. Nous allons au centre de Monastir, près de la gare, et nous asseyons en terrasse d'un petit "lolo" ou ils ont leur habitude. Ils viennent y manger tous leurs repas.
Pizza 2.5 dt Viande 5 dt, et c'est très bon. Il y à des brochettes d'agneau, des "chapatis" le sandwich tunisien, une sorte de crêpe rempli de plein de bonnes choses.
Les prix n'ont plus rien à voir, on peut en ville, déjeuner à la tunisienne un repas complet pour 5dt (1€ = 1,6 dt), tous ça bien sur on le savais, mais la flemme d'aller centre ville nous garde au bercail.
Ex: un café en Marina = 600 mm (0.6 dt), et certains café 1dt (Le Dinard est divisé en milles millimes), en ville= 200
Par contre en ville, pas de vin ni de bière, on boit de l'eau.
Tu arrives à comprendre dans quel monde nous vivons…
Bon, maintenant, il faut s'y remettre, tacher de purger le circuit de refroidissement du moteur, changer la lampe du projo de pont en panne, (bien utile pour les manœuvres de nuit) nettoyer la coque des noircissures lampédusiennes, trouver une solution pour la dérive, et finir tout ce qu'il faut faire avant de recevoir nos GM…
Juin
J'écris en profitant de la sieste et de la canicule, absolument caniculaire…. (Je sais ce n'est pas original mais c'est comme ça!!! Au fait sait tu, la Canicule? Pourquoi?...
Sais tu pourquoi on appelle ces périodes de fortes chaleurs la canicule?
En général cela ce passe entre le 15 juillet et le 15 Août: Canicula vient de chienne ou petit chien. La terre passe dans la constellation du chien, et l'étoile Sirius (Etoile la plus brillante du ciel) qui se lève et se couche avec le soleil pendant cette période (On t'en apprend des chose hein!!!)
Donc il fait très chaud. Dans le bateau, pourtant très aéré, très ventilé, ventilateur à fond, il fait 35° (Il à eut fait 40°, et dehors 60° il y a 3 jours Le Sirocco nous amène un air brûlant, on se croirait devant un four de boulanger ouvert. A l'intérieur du bateau, on considère avec Mireille qu'il y fait frais: 40° c'est supportable grâce au ventilateur… la mer à 26° nous semble glacée.) Les douches ne sont supportables que dans la SdeB du bateau, l'eau est plus fraîche que l'eau du quai qui est brûlante…
Alors les siestes durent jusqu'à 17 h ou on commence un peut à respirer, les nuit sont très chaudes aussi. Heureusement qu'il y à les thermiques, qui soufflent parfois à 20 n qui rafraîchissent un peut car venant de la mer, surtout dans la journée… La nuit une brisette vient de la terre, mais elle est assez tiède…Tu imagines, à l'intérieur des terres il doit faire au moins 50°! Aussi les tunisiens qui habitent l'intérieur des terres, dans le bled, viennent le soir, après la journée de travail, en camionnettes, se rafraîchir au bord de mer. Ils arrivent en smala, dînent (salement, en laissant tout sur le sable) et se baignent jusque très tard dans la nuit. La plage est envahie il y a même plus de monde que le jour. Des les vendredis soir ils arrivent par vagues, montent des vrais campements, et passent là tout le Week end!!! C'est rigolo on voit les moukères voilés se baigner tout habillées. C'est le vrai campement berbère, il ne manque que les chameaux.
Pour nous toujours le train, train, marin! Nous allons partir début juillet vers la Sicile, ou nous devons récupérer des hôtes. Nous allons sans doute leurs faire visiter les îles Eoliennes (Lipari), c'est magnifique!!! Un autre groupe préfère Malte. C'est pas la folie, mais on à 3 croisières sures. Il nous reste encore début juillet et septembre de libre.
Nous continuons à améliorer le bateau afin d'être vraiment prêt. Ça fait pas mal de boulot, car plein de détails nous saute aux yeux. Mais vu la chaleur, on y va molot! 6 h du mat, je profite de la fraîche pour bosser jusqu'à 11 h, après c'est trop dur la sueur coule partout, et impossible de bosser, on trempe tout. De plus le soleil tape en plein sous le Tau. Puis le soir je reprend vers les 17 h, la le soleil est de l'autre côte, je suis un peut protégé. On essaie de bosser jusqu'à
20 h. Après bain de mer pour se rafraîchir. L'eau fait maintenant + de 26°, on se baigne maintenant tous les soirs depuis fin Avril. Malgré la température, on à l'impression qu'elle est gelée en rentrant, car le corps est tellement chaud. La chaleur est telle, que ce bain, est devenu un rite indispensable afin de se rafraîchir après notre journée de travail et de transpiration. Nous allons à la plage de l'hôtel "Regency" à 100 m du bateau, là, pas de Smala, c'est très surveillé, interdit aux arabes!!!
Il n'empêche qu'en plus on prend 5 ou 6 douches par jour.
Mimi çà fait des folies… Elle nous a achetée une demi-douzaine de maillots de bains, les notre étant morts… A un ½ Dinar le maillot au Souk du Samedi, cet achat nous donne un grand coup dans notre budget (3 cents/€ env.) On se fait régulièrement des sardinades avec des pottos, sur le barbecue du bord posé sur la panne… ( 1 Dinard les 2 kg… = 6 cents d'€)
C'est le début de la saison des sardines, elles sont magnifiques et très fraîche .
Depuis Mai, le temps est estival !!! Il fait vraiment très chaud, Heureusement, des thermiques viennent rendre la température supportable, des brises de 15, 20 n, soufflent presque toutes les après midi. Pendant la dernière vague de froid qui est passée il y à quinze jours sur l'Europe, (Il avait encore neigé juste au dessus de Nice), nous avons eut droit à un coupe de vent du Nord de 20 n… rien avoir avec le Mistral qui soufflait dans le Golfe du Lion à 50 n.
Le problème du groupe électrogène, (4 KW) est réglé, je suis en train de finir le câblage électrique. (Ce fut très long, car il y avait beaucoup à faire…)
Le moteur tourne et fourni du courant. Mais il faut réguler tout ça. Je ne peux pas utiliser cet engin comme ça! Il faut que ça passe par un boîtier de commande, qui le met en route et distribue le jus au bateau, tout en fabricant aussi le 12 v pour la batterie, et le démarreur!!! Assez compliqué, sans schéma! C'est long
Le Mohammed local, le sellier du port, est en train de nous finir notre nouvelle capote de descente, et le tau de cockpit. (J'avais emmené le tissus, et le matos spécifique, acheté en France pendant notre séjour durant les fêtes de fin d'années.) Tout ça ne va pas très vite!!! Nous sommes en Tunisie, et il fait très chaud!!! Au par avant, il avait fallut que je fasse
Transformer les tubes inox qui me servaient pour l'ancien bimini, (très bidon)
J'avais, dans mon dernier bulletin narré que le moteur chauffait, (des restes de son long arrêt) j'ai réglé le problème, en faisant 3 rinçages à l'acide chlorhydrique. Maintenant c'est OK.
J'ai pus avancer, et régler pas mal de problèmes qui me taraudaient, pompes de cales auto sérieuses – Radar enfin en fonction –
D'ici 2 jours nous allons repasser au chantier, car on doit soulever le bateau de 50 cm. Ils doivent me faire une modif sur la dérive, me changer un gros tuyau qu'ils m'ont monté trop court… Pour ça il nous faut sortir de cette place très engoncée, lorsqu'il n'y à pas de vent, avec l'aide d'un pote, qui va faire le petit remorqueur avec Keke (l'annexe). Me ramener le cul dans l'axe, car le chenal est très étroit. Après on s'amarre dans une autre partie du port, plus facile d'accès…Je voudrais faire quelques sorties, avant le départ définitif.
Le port c'est vidé, depuis la fin Mai. Près d'une centaine de bateaux ont entrepris leurs migrations… Leurs transhumances estivales! La plupart vont vers la Grèce, la Turquie, et la Croatie. D'autres vont vers l'Ouest, ils se sentent enfin prêt pour le grand départ. Cap sur les Baléares, Gibraltar. Puis ce sera l'escale aux Canaries. Ensuite ce sera la grande traversée vers les Antilles ou le Brésil, via les îles du Cap vert… Pour certains ce sera une étape, ils passeront le canal de Panama, en route pour les atolls du Pacifique.
C'est tentant!!! Ce sera pour plus tard.
Et puis, il y à le foot!!! Les tunisiens sont des fous de foot, en plus leur équipe était qualifiée. Bon maintenant ils continuent à regarder la France et les autres. On à droit au foot à toute les sauces. Les cafés ont installés des écrans géants. Le soir la marina s'empli des cris des supporters. Nous bien sur nous allons soutenir les bleus dans des bars Arabes (commentaires en arabes) ou au Regency, avec les nonagénaires, qui logent dans l'hôtel. Sinon c'est bonnard, car nous sommes dans une salle de spectacle de 300 places climatisée. On attend le Brésil samedi soir, nous faisons des soirées foot avec les copains…
Nous allons vider le bateau, de tout ce qui nous est inutile, pour l'entreposer dans le local que nous possédons en coopérative avec d'autres bateaux. Il nous faut de la place pour accueillir nos hôtes…
A Suivre...